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Restau’Co : une nouvelle présidence pour un réseau qui entre dans sa maturité
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À l’aube de son 60ᵉ anniversaire, Restau’Co, premier réseau interprofessionnel de la restauration collective en gestion directe, entame une nouvelle phase de son histoire. L’élection de Christophe Mari à la présidence, accompagné de trois vice-présidents sectoriels (scolaire, santé médico-social, travail), ne marque pas une rupture, mais la consolidation d’une gouvernance désormais pleinement assumée comme collective, partagée et incarnée.
« La priorité des priorités, c’est de faire vivre le réseau dans sa pluralité », rappelle d’entrée le nouveau président. Car Restau’Co n’est pas un bloc homogène : scolaire, hospitalier, médico-social, restauration d’entreprise… autant de réalités différentes, de contraintes spécifiques, de rythmes et de cultures professionnelles distinctes. L’enjeu n’est donc pas d’uniformiser, mais de garder l’unité dans la diversité.
Le choix de trois vice-présidents thématiques répond à cette logique : chaque secteur dispose de sa voix, de son porte-parole et de son expertise propre, tout en nourrissant une dynamique commune. « Partager, écouter, construire ensemble » : telle est la méthode revendiquée, loin du modèle verticalisé.
Le réseau revendique aussi sa capacité à porter la transition alimentaire, mais sans dogmatisme. Pour les responsables interrogés, la restauration collective doit rester nourricière, responsable et humaine, attentive à la qualité des produits comme aux réalités du terrain : budgets contraints, inflation, injonctions multiples, mutations réglementaires.
Le programme Mon Restau Responsable, gratuit, participatif et en plein essor (2 300 établissements engagés), illustre cette approche « pragmatique et exigeante ». Il met en mouvement les équipes, les convives, les parents, les élus et les fournisseurs, sans imposer un carcan unique. « Autant de cuisines que de contextes », rappelle avec justesse l’une des vice-présidentes.
Les défis à venir sont considérables : structuration des filières locales, sécurisation du budget alimentaire, valorisation des métiers, intégration des enjeux climatiques, maintien d’une restauration sociale accessible et de qualité. Pour Christophe Mari, l’ambition est claire : faire de Restau’Co un acteur central des transitions alimentaires et sociétales, capable d’accompagner les établissements mais aussi d’éclairer les pouvoirs publics.
« Le repas n’est pas seulement un service, c’est un acte social et sociétal », insiste-t-il. Dans un monde bousculé par les crises climatiques, économiques et sociales, cette conviction pourrait bien devenir l’un des repères des années à venir.
2026 sera l’année des symboles : les 60 ans du réseau et les 10 ans de Mon Restau Responsable. Une double occasion de rappeler ce que Restau’Co n’a jamais cessé d’être : un collectif solide, engagé et audacieux, capable de conjuguer l’héritage avec l’innovation.
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