Brèves

10 Nov

Le groupe de travail « nutrition » du Conseil national de la restauration collective (CNRC) publie un livret de recettes végétariennes pour l'accompagnement des cuisiniers de la restauration collective.

Ce livret commence par présenter les différentes sources de protéines végétales : les céréales et les légumes secs, en mettant l'accent sur leur intérêt nutritionnel, leur utilisation en cuisine et en présentant des conseils de préparation. Les recettes choisies mettent toutes à l'honneur les légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches et pois cassés).

Ces recettes ont été élaborées en conformité avec les recommandations nutritionnelles présentées dans le guide sur l'expérimentation du menu végétarien hebdomadaire en restauration scolaire, et ont été testées en conditions réelles pour s'assurer de leur simplicité de préparation et de leur succès auprès des convives.

Livret à télécharger

03 Nov
Education Nationale

L’Education nationale vient de publier un nouveau protocole sanitaire qui s’applique depuis le 2 novembre, avec :

> une fiche relative au fonctionnement des écoles et établissements scolaires dans le contexte COVID-19. 

> une fiche "Repères" spécifique pour l'organisation de la restauration scolaire en contexte Covid. 

Dans ces fiches l'Education nationale souligne "le rôle fondamental" de la restauration scolaire, ces dimensions "sociales et éducatives et en contribuant à la réussite des élèves." 

13 Oct

L'ADEME vient de publier un guide Lutte contre le gaspillage alimentaire en restauration collective, un guide qui est le résultat d'une étude menée entre début mai et fin août 2020.

Cette étude a permis d'analyser les freins et les leviers associés à la mise en place du panier anti-gaspi et de proposer des recommandations pour les différentes parties prenantes, recensées dans ce document.

Dans le cadre de ce projet, une trentaine d'intervenants du secteur de la restauration collective a été interrogée et plusieurs ateliers d'échanges ont été organisés pour consolider les informations collectées.

Ce guide détaille les conditions dans lesquelles le panier anti-gaspi peut être mis en place dans un établissement de restauration collective en répondant aux principales questions qui peuvent se poser, en présentant des retours d'expérience et en proposant des outils pour faciliter sa mise en oeuvre dans le respect de la réglementation et en lien avec l'ensemble des parties prenantes.

Pour obtenir le guide, cliquez ici.

29 Sept

A l’occasion du colloque Alimentation & Environnement - AGRIBALYSE, l’ADEME et INRAE présentent la nouvelle version de la base de données AGRIBALYSE, qui permet de connaître l’impact environnemental d’un produit alimentaire, depuis sa production agricole jusqu’à son achat ou sa préparation par le consommateur. La mise à jour de cet outil, mis à disposition de chacun - industriels, producteurs et consommateurs - et dont la première version fut lancée en 2009, vient en appui de l’expérimentation sur l’affichage environnemental lancée par le gouvernement.

La base de données AGRIBALYSE fournit des données de référence sur les impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires. Dans sa version 3.0 publiée ce jour, le 29 septembre 2020, elle contient à la fois des données sur les produits agricoles bruts (bœuf, blé…) à la sortie de la ferme et sur des produits transformés (burger, baguette de pain…) prêts à être consommés.

L’ADEME a  mené ce travail avec INRAE sur le volet agricole et des cabinets indépendants sur le volet transformation agroalimentaire et consommation. La collecte des données a été réalisée selon la méthodologie de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) qui permet de prendre en compte 14 indicateurs (le changement climatique, l’usage des terres, la consommation d’eau, la consommation de ressources non renouvelables, la consommation d’énergies fossiles, etc) pour l’ensemble du cycle de vie d’un produit.

Un outil évolutif, transparent, disponible pour l’amélioration environnementale des filières

Sachant qu’un quart de l’empreinte carbone des Français provient de l’alimentation, les données AGRIBALYSE doivent pouvoir aider l’ensemble des filières agricoles, à améliorer les systèmes de production et à réduire les impacts. L’objectif premier est donc que l’ensemble des acteurs de l’agriculture et l’agroalimentaire se saisisse de cet outil pour :

  • évaluer l’impact de leurs produits alimentaires
  • mettre en place une stratégie d’éco-conception pour réduire l’impact de leur production
  • communiquer sur la réduction de leurs impacts auprès des consommateurs.

Cette base de données ouvre de nouveaux champs de recherche dont s’est emparé INRAE. Les impacts d’une diversité de modes de production dont l’agriculture biologique, la territorialisation des productions et le recyclage, le développement de l’agroécologie et de la bioéconomie, et enfin les incertitudes liées à l’agrégation des données sont autant de pistes de recherche qui permettront in fine de répondre à l’ensemble des enjeux posés.

Ces recherches porteront notamment sur des impacts environnementaux tels que la biodiversité ou le stockage du carbone dans les sols, qui ne sont pas encore pris en compte dans les ACV. C’est ainsi que les ruminants nourris à l’heure actuelle sur des prairies permanentes ont un meilleur impact sur la biodiversité et le stockage de carbone dans le sol, que les élevages intensifs qui utilisent des aliments importés pour l’alimentation des animaux.

Un premier pas vers l’affichage environnemental

Alors que les citoyens témoignent d’attentes de plus en plus fortes en matière de transparence sur les produits consommés, le gouvernement et l’ADEME ont lancé une expérimentation visant à tester différents dispositifs d’affichage environnemental sur les produits alimentaires. L’objectif est d’évaluer les effets des dispositifs d’affichage expérimentés sur les choix des consommateurs et les orienter vers une consommation alimentaire plus respectueuse de l’environnement.

Ces expérimentations pourront notamment s’appuyer sur la base de données AGRIBALYSE, pour connaître l’impact environnemental de différentes catégories de produits.

23 Juil

Le décret qui relève temporairement le seuil de dispense de procédure pour les marchés publics de travaux et de fourniture de denrées alimentaires est paru au journal officiel.

Dans un objectif de relance de notre économie et de lutte contre le gaspillage alimentaire, Bruno Le Maire ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Sébastien Lecornu ministre des Outre-Mer, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, et Alain Griset, ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises ont signé un décret visant à faciliter temporairement la conclusion de marchés publics dans deux secteurs économiques prioritaires.

Pour soutenir les entreprises du BTP, durement touchées par la crise sanitaire, le décret relève, pendant un an, à 70 000 € HT le seuil de dispense de procédure pour la passation des marchés publics de travaux. Ce décret permettra ainsi aux acheteurs de contracter directement, et donc rapidement avec des entreprises, et d’accélérer ainsi la reprise économique dans ce secteur qui mobilise une main d’œuvre nombreuse.

Dans un objectif de lutte contre le gaspillage alimentaire, le décret facilite également, pendant cinq mois, l’achat, jusqu’à 100 000 €, des denrées alimentaires produites, transformées et stockées pendant l’état d’urgence sanitaire et qui seront livrées avant le 10 décembre 2020. Au-delà de l’objectif de lutte contre le gaspillage, cette mesure participera au soutien des producteurs agricoles dont l’activité a été très fortement impactée par les mesures prises pour limiter l’épidémie et la sauvegarde des emplois.

« La relance est au cœur de notre politique économique depuis le début de la crise sanitaire. Ce décret s’inscrit pleinement dans ce cadre. Il vise à créer ou maintenir des emplois en facilitant l’accès aux entreprises à des marchés publics dans nos territoires : la fourniture de denrées alimentaires dans la restauration collective et les travaux publics» a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance.

« La commande publique sera l’un des leviers majeurs pour le rebond de l’économie. Plus particulièrement dans les Outre-mer où la relance devra être adaptée aux spécificités des territoires, les collectivités territoriales vont jouer un rôle majeur pour redynamiser le tissu économique local. Le relèvement des seuils de marchés publics pour les marchés de travaux et alimentaires est une facilité majeure accordée par le Gouvernement, qui va leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans cette période post-crise » explique Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer.

« Cette simplification des procédures des marchés publics est un élément important dans la relance de notre économie, en permettant d’écouler les stocks créés lors de la crise COVID, par exemple de volailles et de fromages AOP/IGP, tout en facilitant le fonctionnement de la restauration collective publique. Mettre à disposition de nos concitoyens les produits locaux et de qualité de nos producteurs à un juste prix est une priorité. Le Gouvernement agit pour y parvenir » précise Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

« Notre boussole, c’est la relance ! Nous devons mobiliser la commande publique pour relancer notre économie et soutenir le fabriqué en France. Avec ce décret qui simplifie l’achat public pour le secteur du BTP et l’alimentaire, les décideurs publics pourront mobiliser sans délai les entreprises » a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie.

« L’entrée en vigueur de ce décret est un message fort de soutien au secteur du BTP principalement composé de PME et TPE. C’est une très bonne nouvelle pour ces entreprises qui pourront se positionner sur des chantiers d’envergure notamment dans le cadre du plan massif de rénovation énergétique des bâtiments » ajoute Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises.