Brèves

13 Oct

L'ADEME vient de publier un guide Lutte contre le gaspillage alimentaire en restauration collective, un guide qui est le résultat d'une étude menée entre début mai et fin août 2020.

Cette étude a permis d'analyser les freins et les leviers associés à la mise en place du panier anti-gaspi et de proposer des recommandations pour les différentes parties prenantes, recensées dans ce document.

Dans le cadre de ce projet, une trentaine d'intervenants du secteur de la restauration collective a été interrogée et plusieurs ateliers d'échanges ont été organisés pour consolider les informations collectées.

Ce guide détaille les conditions dans lesquelles le panier anti-gaspi peut être mis en place dans un établissement de restauration collective en répondant aux principales questions qui peuvent se poser, en présentant des retours d'expérience et en proposant des outils pour faciliter sa mise en oeuvre dans le respect de la réglementation et en lien avec l'ensemble des parties prenantes.

Pour obtenir le guide, cliquez ici.

29 Sept

A l’occasion du colloque Alimentation & Environnement - AGRIBALYSE, l’ADEME et INRAE présentent la nouvelle version de la base de données AGRIBALYSE, qui permet de connaître l’impact environnemental d’un produit alimentaire, depuis sa production agricole jusqu’à son achat ou sa préparation par le consommateur. La mise à jour de cet outil, mis à disposition de chacun - industriels, producteurs et consommateurs - et dont la première version fut lancée en 2009, vient en appui de l’expérimentation sur l’affichage environnemental lancée par le gouvernement.

La base de données AGRIBALYSE fournit des données de référence sur les impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires. Dans sa version 3.0 publiée ce jour, le 29 septembre 2020, elle contient à la fois des données sur les produits agricoles bruts (bœuf, blé…) à la sortie de la ferme et sur des produits transformés (burger, baguette de pain…) prêts à être consommés.

L’ADEME a  mené ce travail avec INRAE sur le volet agricole et des cabinets indépendants sur le volet transformation agroalimentaire et consommation. La collecte des données a été réalisée selon la méthodologie de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) qui permet de prendre en compte 14 indicateurs (le changement climatique, l’usage des terres, la consommation d’eau, la consommation de ressources non renouvelables, la consommation d’énergies fossiles, etc) pour l’ensemble du cycle de vie d’un produit.

Un outil évolutif, transparent, disponible pour l’amélioration environnementale des filières

Sachant qu’un quart de l’empreinte carbone des Français provient de l’alimentation, les données AGRIBALYSE doivent pouvoir aider l’ensemble des filières agricoles, à améliorer les systèmes de production et à réduire les impacts. L’objectif premier est donc que l’ensemble des acteurs de l’agriculture et l’agroalimentaire se saisisse de cet outil pour :

  • évaluer l’impact de leurs produits alimentaires
  • mettre en place une stratégie d’éco-conception pour réduire l’impact de leur production
  • communiquer sur la réduction de leurs impacts auprès des consommateurs.

Cette base de données ouvre de nouveaux champs de recherche dont s’est emparé INRAE. Les impacts d’une diversité de modes de production dont l’agriculture biologique, la territorialisation des productions et le recyclage, le développement de l’agroécologie et de la bioéconomie, et enfin les incertitudes liées à l’agrégation des données sont autant de pistes de recherche qui permettront in fine de répondre à l’ensemble des enjeux posés.

Ces recherches porteront notamment sur des impacts environnementaux tels que la biodiversité ou le stockage du carbone dans les sols, qui ne sont pas encore pris en compte dans les ACV. C’est ainsi que les ruminants nourris à l’heure actuelle sur des prairies permanentes ont un meilleur impact sur la biodiversité et le stockage de carbone dans le sol, que les élevages intensifs qui utilisent des aliments importés pour l’alimentation des animaux.

Un premier pas vers l’affichage environnemental

Alors que les citoyens témoignent d’attentes de plus en plus fortes en matière de transparence sur les produits consommés, le gouvernement et l’ADEME ont lancé une expérimentation visant à tester différents dispositifs d’affichage environnemental sur les produits alimentaires. L’objectif est d’évaluer les effets des dispositifs d’affichage expérimentés sur les choix des consommateurs et les orienter vers une consommation alimentaire plus respectueuse de l’environnement.

Ces expérimentations pourront notamment s’appuyer sur la base de données AGRIBALYSE, pour connaître l’impact environnemental de différentes catégories de produits.

23 Juil

Le décret qui relève temporairement le seuil de dispense de procédure pour les marchés publics de travaux et de fourniture de denrées alimentaires est paru au journal officiel.

Dans un objectif de relance de notre économie et de lutte contre le gaspillage alimentaire, Bruno Le Maire ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Sébastien Lecornu ministre des Outre-Mer, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, et Alain Griset, ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises ont signé un décret visant à faciliter temporairement la conclusion de marchés publics dans deux secteurs économiques prioritaires.

Pour soutenir les entreprises du BTP, durement touchées par la crise sanitaire, le décret relève, pendant un an, à 70 000 € HT le seuil de dispense de procédure pour la passation des marchés publics de travaux. Ce décret permettra ainsi aux acheteurs de contracter directement, et donc rapidement avec des entreprises, et d’accélérer ainsi la reprise économique dans ce secteur qui mobilise une main d’œuvre nombreuse.

Dans un objectif de lutte contre le gaspillage alimentaire, le décret facilite également, pendant cinq mois, l’achat, jusqu’à 100 000 €, des denrées alimentaires produites, transformées et stockées pendant l’état d’urgence sanitaire et qui seront livrées avant le 10 décembre 2020. Au-delà de l’objectif de lutte contre le gaspillage, cette mesure participera au soutien des producteurs agricoles dont l’activité a été très fortement impactée par les mesures prises pour limiter l’épidémie et la sauvegarde des emplois.

« La relance est au cœur de notre politique économique depuis le début de la crise sanitaire. Ce décret s’inscrit pleinement dans ce cadre. Il vise à créer ou maintenir des emplois en facilitant l’accès aux entreprises à des marchés publics dans nos territoires : la fourniture de denrées alimentaires dans la restauration collective et les travaux publics» a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance.

« La commande publique sera l’un des leviers majeurs pour le rebond de l’économie. Plus particulièrement dans les Outre-mer où la relance devra être adaptée aux spécificités des territoires, les collectivités territoriales vont jouer un rôle majeur pour redynamiser le tissu économique local. Le relèvement des seuils de marchés publics pour les marchés de travaux et alimentaires est une facilité majeure accordée par le Gouvernement, qui va leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans cette période post-crise » explique Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer.

« Cette simplification des procédures des marchés publics est un élément important dans la relance de notre économie, en permettant d’écouler les stocks créés lors de la crise COVID, par exemple de volailles et de fromages AOP/IGP, tout en facilitant le fonctionnement de la restauration collective publique. Mettre à disposition de nos concitoyens les produits locaux et de qualité de nos producteurs à un juste prix est une priorité. Le Gouvernement agit pour y parvenir » précise Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

« Notre boussole, c’est la relance ! Nous devons mobiliser la commande publique pour relancer notre économie et soutenir le fabriqué en France. Avec ce décret qui simplifie l’achat public pour le secteur du BTP et l’alimentaire, les décideurs publics pourront mobiliser sans délai les entreprises » a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie.

« L’entrée en vigueur de ce décret est un message fort de soutien au secteur du BTP principalement composé de PME et TPE. C’est une très bonne nouvelle pour ces entreprises qui pourront se positionner sur des chantiers d’envergure notamment dans le cadre du plan massif de rénovation énergétique des bâtiments » ajoute Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises.

15 Juin
Commission Européenne

La commission européenne vient de publier un guide relatif à la rédaction d’un plan de maîtrise sanitaire (PMS) pour l’ensemble des activités du commerce de détail comprenant la restauration, y compris les dons alimentaires.

Le présent guide vise à faciliter et à harmoniser l’application des règles de l’Union européenne exigeant un PMS axé sur l’analyse des dangers pour les détaillants suivants : bouchers, épiciers, boulangers, poissonniers et glaciers, centres de distribution, supermarchés, restaurants, services de restauration et débits de boissons, dans le cadre de l’application du règlement (CE) 852/2004.


Cette communication montre aussi comment les détaillants peuvent adapter au commerce de détail les lignes directrices de la communication de la Commission de 2016, par exemple celles sur la flexibilité. 


Les parties relatives aux dons alimentaires complètent les lignes directrices de l’Union européenne sur les dons alimentaires, qui clarifient les dispositions pertinentes de la législation de l’Union européenne pour faciliter le respect des exigences réglementaires de l’Union européenne par les donateurs d’excédents alimentaires et les destinataires (sûreté et hygiène des denrées alimentaires, informations, traçabilité, responsabilité, etc.)

Cliquer ici pour télécharger le guide

29 Mai

En prévision de leur réouverture dans le contexte de l’épidémie Covid-19, se pose la question des mesures barrières et de distanciation physique à respecter dans la restauration collective. La restauration commerciale et les débits de boissons sont abordés dans un avis séparé du HCSP.

Le HCSP a examiné la règlementation d’hygiène et de sécurité applicable à la restauration collective. Il a également considéré les mesures prises à l’étranger dans le cadre de la réouverture de ces établissements dans le contexte de l’épidémie Covid-19.

Le HCSP recommande que chaque responsable de restaurant collectif formalise, pour son établissement des règles de prévention adaptées à l’établissement en prenant en considération la notion de groupe social (personnes ayant accepté de partager la même table). Ces règles devront respecter les préconisations relatives aux mesures barrières de l’avis du HCSP du 24 avril 2020.

Le HCSP recommande également que les responsables d’établissement définissent l’organisation pratique permettant de respecter les mesures de prévention en tenant compte notamment des notions de densité de population et de flux de personnes. Ils devront veiller à garantir une distance entre les tables - compte tenu également de l’espace de mouvement du personnel - non inférieure à 1 mètre. Dans tous les cas, il convient de définir une limite de capacité maximale prédéterminée par table (maximum 10 personnes) et dans le restaurant (en tenant compte du volume et de la dimension de chaque pièce ou terrasse).

Les offres alimentaires en vrac sont à supprimer au profit d’un dressage à l’assiette pour éviter les manipulations. Il convient également de mettre en place des séparations physiques aux comptoirs et aux caisses et un marquage au sol des distances de sécurité pour les files d’attente. Le HCSP recommande que les clients portent un masque grand public conforme, propre, et correctement mis à l’entrée, pendant les déplacements et à la sortie de l’établissement.

Le HCSP émet d’autres recommandations concernant l’organisation des espaces, le comportement et la circulation des clients ou convives, la gestion de l’environnement, la protection des professionnels de la restauration, la gestion des produits, la communication et l’information du public.

Des recommandations particulières sont émises concernant la restauration collective de plein air avec accueil de mineurs.

Lire aussi :

Coronavirus SARS-CoV-2 : Mesures barrières et de distanciation physique en population générale du 24 avril 2020